SOS envie : les 3 prochaines minutes
Peu importe ce que tu as arrêté — nicotine, alcool, porno, jeux d'argent, sucre — l'envie que tu ressens en ce moment a une forme : elle monte vite, culmine en 3 minutes environ, et retombe que tu cèdes ou non. Tu n'as pas besoin de gagner pour toujours, là, maintenant. Tu as besoin de survivre à une seule vague.
- Nomme-la. Dis-le, à voix haute si tu peux : « C'est une envie. Elle culmine en trois minutes. Elle passe toujours. » Nommer déplace l'activité de la boucle réflexe vers le cortex du raisonnement.
- Respire 4–6. Inspire par le nez pendant 4 secondes, expire lentement pendant 6. Dix cycles. L'expiration longue active le frein parasympathique que ton corps avait oublié.
- Ancre-toi avec le 5-4-3-2-1. Cinq choses que tu peux voir, quatre que tu peux toucher, trois que tu peux entendre, deux que tu peux sentir, une que tu peux goûter. Les envies vivent dans l'imagination ; les sens vivent maintenant.
- Surfe, ne combats pas. Imagine l'envie comme une vague. Ton travail, ce n'est pas d'arrêter l'océan — c'est de flotter trois minutes. La combattre la nourrit ; la regarder l'affame.
- Change de décor. Lève-toi, sors de la pièce, bois un verre d'eau lentement. Un changement d'état physique interrompt la boucle déclencheur-signal plus vite que la volonté.
- Souviens-toi de ta raison. Une phrase : pourquoi as-tu commencé ? Écris-la quelque part où tu peux l'atteindre en dix secondes.
Après la vague
Note ce qui l'a déclenchée — heure, lieu, émotion. Les déclencheurs se répètent ; un déclencheur que tu sais nommer est un déclencheur que tu peux anticiper. Et si la vague a gagné : une rechute est une information, pas un verdict. Lis quoi faire après une rechute →
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Ce guide rassemble des informations éducatives générales issues de la littérature de santé publique. Ce n'est ni un avis médical, ni un diagnostic, ni un traitement. Le sevrage de l'alcool et de certaines substances peut être dangereux — parles-en à un professionnel de santé avant d'arrêter.